Quand Magalie (alias Petite Planète) et son compagnon, qui habitent un 48m2 à Paris, ont reçu cette proposition d’échange avec cette belle et grande maison en Australie, ils n’en croyaient pas leurs yeux. Quand deux couples échangent leur maison et le mode de vie qui va avec, voici ce que cela donne…

« Un jour, nous recevons cette proposition d’échange… une erreur? »

David, Kym et Liam sont habitués aux grands espaces, à l’océan, au calme. Leur maison à Ballina, en Nouvelle-Galles du Sud, est située au bord de l’océan. Un calme qu’ils apprécient, certes, mais ils avaient envie de découvrir Paris, l’espace de quelques semaines. Nous sommes au mois de février: c’est donc en famille qu’ils décident de quitter l’été australien, la plage, le calme, cette grande maison avec ses palmiers, ses oeuvres d’art et son jacuzzi, pour aller passer trois semaines dans l’hiver parisien, au milieu de cette jungle urbaine, en logeant dans un 3 pièces de 48m2.

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Quand Magalie et son compagnon reçoivent leur proposition d’échange, ils ont d’abord un peu de mal à y croire – s’agit-il d’une erreur? Ces gens veulent-ils vraiment échanger leur maison au bord de la plage contre notre 3 pièces parisien?? Très vite, pourtant, ils comprennent quels sont leurs atouts: leur flexibilité quant aux dates et la situation de leur appartement.

Quitter l’été australien pour découvrir la jungle parisienne

C’était le tout premier échange de maisons de Magalie. Qu’ont pensé les deux couples de cet échange? Comment cette famille australienne a-t-elle vécu le froid et le tumulte parisiens? Comment nos deux Français ont-ils trouvé l’Australie et ce mode de vie tellement différent?

metro-parisA leur arrivée à Paris, David, Kym et Liam ont quelques mésaventures les premiers jours, comme errer dans la cour intérieure parce qu’ils ne se rappellent plus dans quel bâtiment est l’appartement, ou leur première sortie au Louvres : après une matinée de visite, Liam, 6 ans, veut rentrer. Ils font alors deux groupes, et David réalise ensuite qu’il ne sait pas comment rentrer à l’appartement – c’est son épouse qui a l’adresse et tous les numéros de secours des proches de Magalie à Paris! Résultat, il n’a pas d’autre choix que d’appeler le fixe de sa maison, en Australie – au milieu de la nuit – pour que Magalie lui redonne l’adresse et l’itinéraire en métro pour rentrer 😀

Par la suite, ils se sont familiarisés avec le métro et se sont très bien débrouillés, y compris pour aller à Eurodisney (malgré la fourche sournoise du RER A) ou en train en Normandie. A leur retour en Australie, ils montreront au couple de Parisiens la liste cochée de toutes leurs visites et les plans de métro en lambeaux à force d’avoir été emportés partout.

Adieu, hiver parisien – bonjour, été australien!

Pendant ce temps, pour Magalie et son compagnon, c’est la belle vie – plage, vélo, dauphins… L’activité préférée de Magalie? « Aller à la plage tous les jours, à pied, en 5 minutes. Voir et entendre l’océan de la maison. Les balades à vélo. L’été en février… ». Qu’est-ce qui t’a le plus surprise? « L’indice UV est incroyablement élevé dans la journée (jusqu’à 14 !). Il faut adapter ses horaires pour profiter de la plage sans risques ».

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Et cette maison, alors, qu’en as-tu pensé? « Même en restant travailler à l’intérieur, on ne se sent jamais à l’étroit:) Il y a un endroit parfait quelle que soit la météo et l’heure de la journée : la cour intérieure, la salle à manger aux baies vitrées, le jacuzzi… Ce qui était moins pratique, c’est que la maison était dans un quartier résidentiel un peu isolé. Il est préférable d’avoir une voiture, ou alors de ne pas avoir peur d’aller faire les courses à vélo ».

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« Les Parisiens ne sont pas toujours très aimables… »

patin-tour-eiffelDe leur côté, les Australiens se régalent: monsieur apprécie surtout les musées: « en particulier Orsay et le musée Rodin. En tant qu’artiste, je craignais d’être intimidé par toutes ces œuvres, mais je reviens au contraire avec de nouvelles inspirations. Avoir visité tous les endroits que nous avions prévu de voir, en prenant notre temps ». Quant à Madame, ce qu’elle a préféré: « les boutiques, il y en a dans de nombreux quartiers de Paris et elles sont ouvertes très tard. Il y a aussi eu ces quelques jours passés à la campagne en Normandie ». Liam, lui, a adoré faire du patin à glace au premier étage de la Tour Eiffel.

Paris étant fort différent (et c’est peu dire!) de Ballina, notre petite famille a tout de même eu quelques surprises. Qu’est-ce qui vous a étonnés? « Le froid ! Et les Parisiens ne sont pas toujours très aimables. Mais 80% des gens à qui nous avons demandé notre chemin ont pris le temps de nous aider ».

Et l’appartement? Pas trop déstabilisant de vivre soudain dans un endroit aussi différent de votre maison? « L’appartement est petit mais il y a tout ce qu’il faut. Il est surtout très bien placé, c’est très facile d’aller prendre le métro, puis de se rendre n’importe où dans Paris ».

« La solution parfaite pour les apprentis-nomades que nous sommes »

C’était donc la première expérience de Magalie en matière d’échange de maisons. Qu’en a-t-elle pensé? Quelles leçons titre-t-elle de cette aventure? : « trop d’information tue l’information ! Entre le mode d’emploi de tous les appareils, les conseils de visites, et la procédure pour acheter un pass navigo, nos invités en avaient oublié… où était notre appartement à l’intérieur de la copropriété ».

Nos Parisiens recommenceront-ils? « *Oui, avec plaisir ! C’est vraiment la solution parfaite pour les apprentis-nomades que nous sommes. Nous tirons parti de notre appartement à Paris sans avoir à prendre de décision définitive (comme le mettre en location). **Et c’est un excellent moyen de rencontrer des gens très sympa. Notre prochain troc avec un couple australien est déjà prévu pour avril. *Pour notre voyage suivant, en fin d’année, nous aimerions trouver un troc avec le Japon. En fonction des propositions, nous pourrions aussi nous laisser tenter par des destinations que nous n’aurions pas envisagées ! ».

Des Australiens ravis de leur expérience

Prêt pour un nouvel échange de maisons? « Oui, bien sûr ! Il n’y a qu’en février que nous pouvons nous absenter aussi longtemps, quand les affaires tournent au ralenti dans la galerie. Mais nous aimerions faire d’autres échanges plus courts en Australie, pour une semaine ou un long week-end. L’appartement indépendant accolé à la maison nous permet d’organiser très facilement des échanges non-simultanés ».

Retrouvez le récit complet de Magalie sur son blog. Et vous, vous est-il déjà arrivé des choses amusantes ou surprenantes pendant vos échanges de maisons?